formation traction animale asine

Nous avons arrêté le calendrier des formations pour le premier trimestre 2017. Cinq stages sont au programme, vous pouvez les retrouver en cliquant ici



Pour toute formation de traction asine à la demande n'hésitez pas à nous contacter : formasine@gmail.com
06 32 23 61 94


vendredi 18 avril 2014

stage de menage au cordeau, rédigé par Betty Marin, organisatrice bénévole de la FR CIVAM Limousin

Première journée de stage « menage au cordeau » : nous étions une dizaine de stagiaires venus nous essayer a cette technique fortement utilisée pour les travaux agricoles et forestiers, découverte pour certains en décembre dernier aux ânes du gite de Vernejoux.
En effet pour les paysans et futurs paysans que nous sommes, cette méthode a tout son intérêt car elle permet de mener à avec une seule guide et  libérer son autre main pour la manipulation des outils. (Voir article de janvier 2013 sur le sujet : http://formasine.blogspot.fr/2013/01/le-menage-au-cordeau.html ).

Une corde relie les deux branche du mors, sur le modèle d’une paire de rênes courtes, puis on lie à cette paire de rêne une ficelle plus ou moins longue appelée cordeau.
Le code a l’air simple, pour tourner à gauche on tend légèrement le cordeau, pour tourner à droite on exerce des petites secousses jusqu’à l’obtention du mouvement, pour s’arrêter on tient plus fermement le cordeau. Rappel des principes de base : un animal « en avant calme et droit » et on relâche dès que l’on a obtenu l’ordre souhaité.  Les codes du cordeau sont associés au positionnement du corps et à la voix. Bon, allons y !

Le maitre d’école c’est Vidocq. Comme le dit l’expression emprunté au bâtiment, il est tiré au cordeau : précis, fin, cet âne qui travaille régulièrement en débardage de bois est très maniable, il répond très facilement aux codes,  le cordeau parait très accessible aux « apprentis » que nous sommes.

Après ce démarrage en confiance, nous nous essayons à tour de rôle avec des ânes ayant moins de métier.  La chose parait moins aisée…  le positionnement du corps et surtout la voix doit prendre le relais pour obtenir le mouvement souhaité. L’imprécision de la main inexperte rend la tache plus difficile, et l’on prononce des « gauche, gauche, gauche », «  hiip », «  ho-ho là » très appuyés dans toute la prairie.  

Nous continuons à nous faire la main sur un exercice de slalom autour de cônes de chantier. D’autre part,  nous attelons aux ânes la tondeuse mécanique. Deux objectifs : réussir le slalom au cordeau et tondre la pelouse du parc droit.  Au début, on se rend compte que les changements de directions sur le slalom ne sont pas si évidents alors que sur la pelouse se dessinent très bien  les méandres amateurs d’un passage de tondeuse. On se rassure un peu en discutant  sur l’efficacité  de l’outil, et on oublie un peu le gymkhana de nos attelages.
Les gestes s’assurent, les ânes nous écoutent de mieux en mieux, la pelouse se tond, et les stagiaires se relâchent. Nous attelons deux ânes ensemble avec deux cordeaux pour « sentir » un peu plus, puis un cordeau unique pour mener la paire, et toujours avec, un peu plus de compréhension, on y arrive.

Finalement, cette technique du cordeau  ne s’improvise pas et demande un peu de tact. Nous aurons une seconde journée pour affiner nos sensations. Cette fois, il sera question de débardage de bois, travail agraire, associer la manipulation de l’outil et le travail au cordeau.
Pour voir quelques photos cliquez ici.


 A mardi prochain, donc le 22 avril !

Rédigé par Betty

samedi 15 février 2014

nouvelles sessions de formation en partenariat avec la FRCIVAM Limousin

Suite à la journée déjà réalisée à l'automne, nous proposons, en partenariat avec la FRCVAM Limousin deux sessions de formation sur chacune deux journées
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
       -     Mardi   11/03/2014 : éducation du jeune âne
      -     Lundi 17/03/2014 :  éducation du jeune âne

Session 2 : TECHNIQUE DE MENAGE AU CORDEAU :

      -     Mardi 08 /04/2014 : travail menage au cordeau

       -     Mardi 22/04/2014 : travail menage au cordeau
 Ces journées auront lieu à Vernéjoux, 19 140  Condat sur Ganaveix
 Les frais de formation peuvent être pris en charge par VIVEA. Pour tout renseignement et inscription vous pouvez contacter Betty MARIN  qui assure bénévolement l'organisation administrative de ces formations: marin.civamlimousin@orange.fr

mercredi 5 février 2014

chanttier de débardage à Uzerche

La ville d'Uzerche est propriétaire d'un bois  qu'elle met à disposition de la base de loisirs de la minoterie pour y accueillir sur des terrasses aménagées des groupes de campeurs. Ce bois est en pente très forte vers la vallée très encaissée de la Vézère.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.

Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.

vendredi 15 novembre 2013

Débardage de branchage au Puy de Vichatel

Jean-Philippe Barbarin, le maître d’œuvre du chantier vous expliquerait cela mieux que moi : il s'agit pour le propriétaire (Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne) de ré-ouvrir des prairies "naturelles" au sommet du Puy de Vichatel pour deux raisons : augmenter le parcours des troupeaux de brebis et dégager la vue sur les volcans avoisinant car le site a aussi une vocation touristique.
Pour ce faire, une partie importante de taillis de noisetiers, bouleaux, sureaux et autres essences forestières a été coupé sur la pente sud. Cette pente avoisine les 30° voir plus par endroits et les agents du parc ne trouvaient pas de solutions pour évacuer les rémanents ( petits troncs coupés en courtes longueurs et branchages). Lors de la coupe, ils les ont mis en tas de quelques m3. Ce sont ces tas qu'il fallait enlever pour les mettre dans la pente boisée au nord. La mécanisation n'était pas possible car les sols sont très fragiles, la pouzzolane étant à dix centimètres et le chemin d'accès est impraticable dans la dernière pente. 
Bien sûr, la difficulté majeure a été la pente, l’enchevêtrement des bois dans les tas et la disparité de leurs longueurs en a été une autre sans oublier les nombreuses souches (normal en forêt me direz-vous !) qui jalonnent le parcours de la remontée. Enfin la météo hivernale avec un vent "à décorner les bœufs" et un terrain humide et glissant n'a pas aidé non plus ! Cela nous a obligé à travailler avec plusieurs outils: la traîne directe, la limonière servant d'avant-train, le traîneau et la remorque quand les tas lui étaient accessibles.

Heureusement que nous avions préparé cette prestation avec un stage de débardage dans les pentes en août !

Nos petits ânes normands (Rodéo, Simay et Rabolliot) ont uni leurs efforts avec ceux de Jean-Philippe (Alice et Saturnin) pour remonter en deux jours environ 30m3 de bois. vous pouvez voir les photos qu'a prises la compagne de Jean-Philippe en cliquant ici.
place de dépôt en pente !
Saturnin au traîneau

mardi 17 septembre 2013

entretien de la pelouse: la scarification

Pour que l’herbe soit bien drue et dense, il faut que les conditions de pousse soient idéales. Nous ne parlerons pas ici d’arrosage mais plutôt des conditions édaphiques, c’est-à-dire de celles du sol. La pelouse est essentiellement constituée de graminées dont les racines forment un tapis très compact. Cette « moquette » peut devenir imperméable à l’eau et surtout peut empêcher les échanges d’air entre l’atmosphère et le sol. Ceci est très néfaste pour la faune et la flore du sol, elle s’appauvrit et ne peut plus gérer  la décomposition  des matières organiques mortes. Ceci amplifie le phénomène d’imperméabilisation. Cela favorise aussi l'arrivée des mousses.
Il existe un moyen mécanique pour pallier à cet effet, c’est la scarification. Manuellement(ou plutôt plus exactement pédestrement), elle peut se faire avec des chaussures à clous qui perforent la couche de racines mais il existe des outils que l’on tracté par des ânes. Nous nous sommes équipés d’un scarificateur à dents en étoiles. Le principe est simple : les dents très acérées de chaque disque pénètrent sur une même ligne dans la pelouse. La largeur de travail est de 1,20 mètre. Le nombre de roues est de dix et il y a sept dents par roue. A chaque tour de roue, c’est-à-dire environ soixante-dix centimètres, le scarificateur fait soixante-dix trous espacés d’environ dix centimètres.
A vide cet outil est très léger, donc très maniable. Il faut cependant le lester pour que les dents pénètrent dans le sol. L’idéal est une profondeur de  deux à trois centimètres. Le lest dépend des conditions du sol. Par temps sec, la pénétration est quasi impossible. Plus le sol est mou, moins le besoin de lestage se fera sentir.
Cet outil peut être attelé derrière une voiture à deux roues avec une prise à œillet. Un âne le tire aisément à plat. Si la pente en montée est forte et le lest important, la traction devient difficile. Il faudra impérativement faire des séances courtes. Nous avons choisi de l’atteler derrière notre avant train à limonière avec deux ânes.
Avec cet outil, on peut scarifier environ 3500 mètres carrés par heure. Contrairement aux autres opérations qui demandent que tout le terrain soit quadrillé avec rigueur et méthode sans oubli, la scarification peut de permettre des fantaisies et donc de travailler aussi les ânes en maniabilité en leur faisant faire des parcours variés. C’est plus agréable pour les ânes et le meneur !


Vous pouvez voir ces outils en action ainsi que ceux précédemment décrits (émouseuse, étaupineuse, tondeuse, ..) lors du stage du 15 au 17 d'octobre à Condat sur Ganaveix.

dimanche 8 septembre 2013

avant-train avec limonière


La problématique de l'avant-train avec deux ânes est sa stabilité car il pivote facilement autour de l'axe de ses roues. La conséquence est que si l'on utilise un timon, celui ci remonte au moindre chaos ou quand la traction sur l'avant-train varie brusquement. Cela est très inconfortable pour les ânes. On peut palier un petit peu en prenant un timon lourd qui aura un effet de levier plus important et remontera moins, mais  cela alourdit considérablement l’avant-train et diminue l'efficacité de traction des outils.
Nous avons opté pour la limonière. L'un des deux ânes est dans les brancards comme sur une voiture à deux roues et son compagnon est simplement relié au premier par le collier. Nous avons fabriqué cette limonière avec de l'acacia et les brancards font 4x4cm de section. Les assemblages en tenons et mortaises sont renforcés par des fers plats et des équerres métalliques.
Je ne suis pas forcément un adepte de l'avant-train, surtout avec les ânes car sa simple traction (quelques kilogrammes-force à plat) mange déjà une partie de la puissance disponible. C'est la raison pour laquelle, il n'est intéressant que si l'on peut atteler deux ânes. Je vous renvoie à l'article sur l'attelage en simple ou en paire déjà publié sur http://formasine.blogspot.fr/2011/06/la-productivite-dun-animal-de-trait.html qui montre qu'en paire on augmente l’efficacité et le bien-être animal.
Cet attelage est très maniable, même en forêt où nous l'avons expérimenté. Il est très stable. A titre d'exemple, il nous a permis de ramener sur le longues distances (plus de 500 mètres) des petites grumes d'acacia de 0.35 m3 sans aucun problème ni  difficulté pour les ânes. Rappelons que l’effort en traîne directe aurait été d'environ 100 kgf soit un effort très important (plus de 20% du poids des animaux !). .. et je ne vous parle du bonheur d'être assis au lieu de marcher derrière.
Cet outil peut aussi être utilisé pour tracter différents autres outils: tondeuse, herse émousseuse, scarificateur, ramasse-feuilles, etaupineur, .....
Vous pouvez voir la galerie de photos en cliquant ici

mardi 2 juillet 2013

stage de débardage en traction asine en août et septembre

Deux stages de débardage en traction asine sont prévus en août et septembre

  • le premier aura lieu à Condat sur Ganaveix sur trois jours les 21, 22 et 23 août. L'accent sera mis sur la débardage des petits bois dans les pentes: les outils, les techniques de traîne et de menage. Il y a possibilité d'hébergement en gîte sur place pour les stagiaires ( et éventuellement leurs ânes !), le coût du stage est de 210 euros (possibilité de prise en charge par la formation continue). le nombre maximum de stagiaire est limité à 6. Contact: les ânes du Gîte, 05 55 98 08 02  ou  06 32 23 61 94 mail: formasine@gmail.com
  • le second est organisé par l'EARL Lédanes dans le Loiret (45). Selon les termes d'Alexandra, l’organisatrice," il s'adresse aux amoureux des ânes désirant une initiation ou un perfectionnement au débardage". Il aura lieu les 24, 25 et 26 septembre à Nogent sur Vernison (45). Il y a également des possibilités de logement est le coût est de 230 euros, repas du midi compris. contact Alexandra Laurent-Clauss 02 38 97 79 08 mail: ledanes@orange.fr