les stages se suivent et ne se ressemblent pas !
A chacun son
lot d’inattendu et de surprise. Cette fois-ci c'est le cinéma qui s'est
invité avec une équipe de tournage d'un documentaire pour la télévision
(qui passera l'année prochaine). Si il n'a pas toujours été facile de
concilier tournage et formation, le partenariat s'est bien passé, les
uns enrichissant les autres et nos amis cinéastes ont eu une immersion
totale dans le monde asin.
Pour ce qui est des différents
ateliers, après avoir pris en main les ânes en paire et à quatre de
front dans le parc, nous avons pu essayer ces mêmes paires sur un
chantier de débardage grandeur nature à la base de loisir de la
Minoterie à Uzerche. Un attelage à trois de front nous a permis de
débarder des grosses grumes dans une prairie avec des obstacles (clôture
électrique, ruisseau,...). Bien évidemment, nous avons attelé la
limonière avec deux ânes et dans le même temps la voiture d’attelage
avec trois ânesses (deux en paires et une en volée). Changer les ânes de
pré, avec tout le ravitaillement (eau, abreuvoir, clôture
électrique,....) a été réalisé avec un attelage à quatre à la limonière
et sa remorque (beaucoup de ficelles dans les mains mais tout le monde
s'en est bien tiré !).
Pour terminer le stage, nous avons passer le cultivateur dans un terrain déjà labouré en paire et en file.
Donc
trois jours bien remplis avec beaucoup de découvertes, il faudra
maintenant que tous les stagiaires puissent les mettre en pratique chez
eux pour pouvoir en profiter pleinement.
Nous espérons voir
bientôt ces images qui mettent en valeur les ânes à la télévision, en
attendant pour voir quelques images vos pouvez cliquer ici ou là
ce blog appartient à tous les stagiaires venus s'essayer à la traction asine en terre correzienne à Juillac, à Pompadour mais aussi à Uzes,Pau, Bombon,....
formation traction animale asine
Nous avons arrêté le calendrier des formations pour le premier trimestre 2017. Cinq stages sont au programme, vous pouvez les retrouver en cliquant ici
Pour toute formation de traction asine à la demande n'hésitez pas à nous contacter : formasine@gmail.com
06 32 23 61 94
Pour toute formation de traction asine à la demande n'hésitez pas à nous contacter : formasine@gmail.com
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dimanche 27 avril 2014
vendredi 18 avril 2014
stage de menage au cordeau, rédigé par Betty Marin, organisatrice bénévole de la FR CIVAM Limousin
Première journée de stage « menage au cordeau » :
nous étions une dizaine de stagiaires venus nous essayer a cette technique fortement
utilisée pour les travaux agricoles et forestiers, découverte pour certains en
décembre dernier aux ânes du gite de Vernejoux.
En effet pour les paysans et futurs paysans que nous
sommes, cette méthode a tout son intérêt car elle permet de mener à avec une
seule guide et libérer son autre main
pour la manipulation des outils. (Voir article de janvier 2013 sur le sujet :
http://formasine.blogspot.fr/ 2013/01/le-menage-au-cordeau. html
).
Une corde relie les deux branche du mors, sur le modèle d’une
paire de rênes courtes, puis on lie à cette paire de rêne une ficelle plus ou
moins longue appelée cordeau.
Le code a l’air simple, pour tourner à gauche on tend
légèrement le cordeau, pour tourner à droite on exerce des petites secousses jusqu’à
l’obtention du mouvement, pour s’arrêter on tient plus fermement le cordeau. Rappel
des principes de base : un animal « en avant calme et droit » et
on relâche dès que l’on a obtenu l’ordre souhaité. Les codes du cordeau sont associés au
positionnement du corps et à la voix. Bon, allons y !
Le maitre d’école c’est Vidocq. Comme le dit l’expression
emprunté au bâtiment, il est tiré au cordeau : précis, fin, cet âne qui
travaille régulièrement en débardage de bois est très maniable, il répond très
facilement aux codes, le cordeau parait
très accessible aux « apprentis » que nous sommes.
Après ce démarrage en confiance, nous nous essayons à
tour de rôle avec des ânes ayant moins de métier. La chose parait moins aisée… le positionnement du corps et surtout la voix
doit prendre le relais pour obtenir le mouvement souhaité. L’imprécision de la
main inexperte rend la tache plus difficile, et l’on prononce des « gauche,
gauche, gauche », « hiip », « ho-ho là »
très appuyés dans toute la prairie.
Nous continuons à nous faire la main sur un exercice de
slalom autour de cônes de chantier. D’autre part, nous attelons aux ânes la tondeuse mécanique.
Deux objectifs : réussir le slalom au cordeau et tondre la pelouse du parc
droit. Au début, on se rend compte que
les changements de directions sur le slalom ne sont pas si évidents alors que
sur la pelouse se dessinent très bien les méandres amateurs d’un passage de tondeuse. On se rassure un
peu en discutant sur l’efficacité de l’outil, et on oublie un peu le gymkhana
de nos attelages.
Les gestes s’assurent, les ânes nous écoutent de mieux en
mieux, la pelouse se tond, et les stagiaires se relâchent. Nous attelons deux ânes
ensemble avec deux cordeaux pour « sentir » un peu plus, puis un
cordeau unique pour mener la paire, et toujours avec, un peu plus de
compréhension, on y arrive.
Finalement, cette technique du cordeau ne s’improvise pas et demande un peu de tact. Nous
aurons une seconde journée pour affiner nos sensations. Cette fois, il sera
question de débardage de bois, travail agraire, associer la manipulation de l’outil
et le travail au cordeau.
Pour voir quelques photos cliquez ici.
A mardi prochain, donc le 22 avril !
Rédigé par Betty
samedi 15 février 2014
nouvelles sessions de formation en partenariat avec la FRCIVAM Limousin
Suite
à la journée déjà réalisée à l'automne, nous proposons, en partenariat
avec la FRCVAM Limousin deux sessions de formation sur chacune deux
journées
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
- Mardi 11/03/2014 : éducation du jeune âne
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
- Mardi 11/03/2014 : éducation du jeune âne
- Lundi 17/03/2014 : éducation du jeune âne
Session 2 : TECHNIQUE DE MENAGE AU CORDEAU :
- Mardi 08 /04/2014 : travail menage au cordeau
- Mardi 22/04/2014 : travail menage au cordeau
Ces journées auront lieu à Vernéjoux, 19 140 Condat sur Ganaveix
Les frais de formation peuvent être pris en charge par VIVEA. Pour tout renseignement et inscription vous pouvez contacter Betty MARIN qui assure bénévolement l'organisation administrative de ces formations: marin.civamlimousin@orange.fr
mercredi 5 février 2014
chanttier de débardage à Uzerche
La ville d'Uzerche est propriétaire d'un bois qu'elle met à
disposition de la base de loisirs de la minoterie pour y accueillir sur des terrasses
aménagées des groupes de campeurs. Ce bois est en pente très forte vers
la vallée très encaissée de la Vézère.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.
Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.
Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.
vendredi 15 novembre 2013
Débardage de branchage au Puy de Vichatel
Jean-Philippe Barbarin, le maître d’œuvre du chantier vous expliquerait
cela mieux que moi : il s'agit pour le propriétaire (Parc Naturel
Régional des Volcans d'Auvergne) de ré-ouvrir des prairies "naturelles"
au sommet du Puy de Vichatel pour deux raisons : augmenter le parcours
des troupeaux de brebis et dégager la vue sur les volcans avoisinant car
le site a aussi une vocation touristique.
Pour ce faire, une partie importante de taillis de noisetiers, bouleaux, sureaux et autres essences forestières a été coupé sur la pente sud. Cette pente avoisine les 30° voir plus par endroits et les agents du parc ne trouvaient pas de solutions pour évacuer les rémanents ( petits troncs coupés en courtes longueurs et branchages). Lors de la coupe, ils les ont mis en tas de quelques m3. Ce sont ces tas qu'il fallait enlever pour les mettre dans la pente boisée au nord. La mécanisation n'était pas possible car les sols sont très fragiles, la pouzzolane étant à dix centimètres et le chemin d'accès est impraticable dans la dernière pente.
Bien sûr, la difficulté majeure a été la pente, l’enchevêtrement des bois dans les tas et la disparité de leurs longueurs en a été une autre sans oublier les nombreuses souches (normal en forêt me direz-vous !) qui jalonnent le parcours de la remontée. Enfin la météo hivernale avec un vent "à décorner les bœufs" et un terrain humide et glissant n'a pas aidé non plus ! Cela nous a obligé à travailler avec plusieurs outils: la traîne directe, la limonière servant d'avant-train, le traîneau et la remorque quand les tas lui étaient accessibles.
Nos petits ânes normands (Rodéo, Simay et Rabolliot) ont uni leurs efforts avec ceux de Jean-Philippe (Alice et Saturnin) pour remonter en deux jours environ 30m3 de bois. vous pouvez voir les photos qu'a prises la compagne de Jean-Philippe en cliquant ici.
Pour ce faire, une partie importante de taillis de noisetiers, bouleaux, sureaux et autres essences forestières a été coupé sur la pente sud. Cette pente avoisine les 30° voir plus par endroits et les agents du parc ne trouvaient pas de solutions pour évacuer les rémanents ( petits troncs coupés en courtes longueurs et branchages). Lors de la coupe, ils les ont mis en tas de quelques m3. Ce sont ces tas qu'il fallait enlever pour les mettre dans la pente boisée au nord. La mécanisation n'était pas possible car les sols sont très fragiles, la pouzzolane étant à dix centimètres et le chemin d'accès est impraticable dans la dernière pente.
Bien sûr, la difficulté majeure a été la pente, l’enchevêtrement des bois dans les tas et la disparité de leurs longueurs en a été une autre sans oublier les nombreuses souches (normal en forêt me direz-vous !) qui jalonnent le parcours de la remontée. Enfin la météo hivernale avec un vent "à décorner les bœufs" et un terrain humide et glissant n'a pas aidé non plus ! Cela nous a obligé à travailler avec plusieurs outils: la traîne directe, la limonière servant d'avant-train, le traîneau et la remorque quand les tas lui étaient accessibles.
| Heureusement que nous avions préparé cette prestation avec un stage de débardage dans les pentes en août ! |
Nos petits ânes normands (Rodéo, Simay et Rabolliot) ont uni leurs efforts avec ceux de Jean-Philippe (Alice et Saturnin) pour remonter en deux jours environ 30m3 de bois. vous pouvez voir les photos qu'a prises la compagne de Jean-Philippe en cliquant ici.
![]() |
| place de dépôt en pente ! |
![]() |
| Saturnin au traîneau |
mardi 17 septembre 2013
entretien de la pelouse: la scarification
Pour que l’herbe soit bien drue
et dense, il faut que les conditions de pousse soient idéales. Nous
ne parlerons pas ici d’arrosage mais plutôt des conditions édaphiques,
c’est-à-dire de celles du sol. La pelouse est essentiellement constituée de graminées dont
les racines forment un tapis très compact. Cette « moquette » peut
devenir imperméable à l’eau et surtout peut empêcher les échanges d’air entre
l’atmosphère et le sol. Ceci est très néfaste pour la faune et la flore du sol,
elle s’appauvrit et ne peut plus gérer
la décomposition des matières
organiques mortes. Ceci amplifie le phénomène d’imperméabilisation. Cela favorise aussi l'arrivée des mousses.
Il existe un moyen mécanique pour
pallier à cet effet, c’est la scarification. Manuellement(ou plutôt plus
exactement pédestrement), elle peut se faire avec des chaussures à clous qui
perforent la couche de racines mais il existe des outils que l’on tracté par
des ânes. Nous nous sommes équipés d’un scarificateur à dents en étoiles. Le
principe est simple : les dents très acérées de chaque disque pénètrent
sur une même ligne dans la pelouse. La largeur de travail est de 1,20 mètre. Le
nombre de roues est de dix et il y a sept dents par roue. A chaque tour de
roue, c’est-à-dire environ soixante-dix centimètres, le scarificateur fait
soixante-dix trous espacés d’environ dix centimètres.
A vide cet outil est très léger,
donc très maniable. Il faut cependant le lester pour que les dents pénètrent
dans le sol. L’idéal est une profondeur de
deux à trois centimètres. Le lest dépend des conditions du sol. Par
temps sec, la pénétration est quasi impossible. Plus le sol est mou, moins le
besoin de lestage se fera sentir.
Cet outil peut être attelé
derrière une voiture à deux roues avec une prise à œillet. Un âne le tire
aisément à plat. Si la pente en montée est forte et le lest important, la traction
devient difficile. Il faudra impérativement faire des séances courtes. Nous
avons choisi de l’atteler derrière notre avant train à limonière avec deux
ânes.
Avec cet outil, on peut scarifier
environ 3500 mètres carrés par heure. Contrairement aux autres opérations qui
demandent que tout le terrain soit quadrillé avec rigueur et méthode sans
oubli, la scarification peut de permettre des fantaisies et donc de travailler
aussi les ânes en maniabilité en leur faisant faire des parcours variés. C’est
plus agréable pour les ânes et le meneur !
Vous pouvez voir ces outils en action ainsi que ceux précédemment décrits (émouseuse, étaupineuse, tondeuse, ..) lors du stage du 15 au 17 d'octobre à Condat sur Ganaveix.
dimanche 8 septembre 2013
avant-train avec limonière
La problématique de l'avant-train avec deux ânes est sa stabilité car il pivote facilement autour de l'axe de ses roues. La conséquence est que si l'on utilise un timon, celui ci remonte au moindre chaos ou quand la traction sur l'avant-train varie brusquement. Cela est très inconfortable pour les ânes. On peut palier un petit peu en prenant un timon lourd qui aura un effet de levier plus important et remontera moins, mais cela alourdit considérablement l’avant-train et diminue l'efficacité de traction des outils.
Nous avons opté pour la limonière. L'un des deux ânes est dans les brancards comme sur une voiture à deux roues et son compagnon est simplement relié au premier par le collier. Nous avons fabriqué cette limonière avec de l'acacia et les brancards font 4x4cm de section. Les assemblages en tenons et mortaises sont renforcés par des fers plats et des équerres métalliques.
Je ne suis pas forcément un adepte de l'avant-train, surtout avec les ânes car sa simple traction (quelques kilogrammes-force à plat) mange déjà une partie de la puissance disponible. C'est la raison pour laquelle, il n'est intéressant que si l'on peut atteler deux ânes. Je vous renvoie à l'article sur l'attelage en simple ou en paire déjà publié sur http://formasine.blogspot.fr/2011/06/la-productivite-dun-animal-de-trait.html qui montre qu'en paire on augmente l’efficacité et le bien-être animal.
Cet attelage est très maniable, même en forêt où nous l'avons expérimenté. Il est très stable. A titre d'exemple, il nous a permis de ramener sur le longues distances (plus de 500 mètres) des petites grumes d'acacia de 0.35 m3 sans aucun problème ni difficulté pour les ânes. Rappelons que l’effort en traîne directe aurait été d'environ 100 kgf soit un effort très important (plus de 20% du poids des animaux !). .. et je ne vous parle du bonheur d'être assis au lieu de marcher derrière.
Cet outil peut aussi être utilisé pour tracter différents autres outils: tondeuse, herse émousseuse, scarificateur, ramasse-feuilles, etaupineur, .....
Vous pouvez voir la galerie de photos en cliquant ici
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