formation traction animale asine

Nous avons arrêté le calendrier des formations pour le premier trimestre 2017. Cinq stages sont au programme, vous pouvez les retrouver en cliquant ici



Pour toute formation de traction asine à la demande n'hésitez pas à nous contacter : formasine@gmail.com
06 32 23 61 94


mardi 15 juillet 2014

Michel nous fait part de son expérience avec ses ânes attelés au joug landais

 Michel nous raconte son expérience avec ses ânes attelés au joug landais de sa fabrication :



"Le joug je l'ai fabriqué avec l'aide d'un ami ébéniste qui a déligné les plateaux et réalisé les mortaises dans les montants. Le joug est en chêne. Les parties métalliques ont été réalisées à partir de pentures de portes ajustées à la demande.

J'ai réalisé de faux colliers en contre plaqué avec le côté extérieur articulé mobile pour le passage de la tête de l'âne. Le côté mobile est ramené et verrouillé par une cordelette en sommet de faux collier. Fixés sur le joug, les faux colliers reçoivent la partie extérieure dense du collier portugais en compression. Les colliers et faux colliers sont rendus solidaires par des bandes scracth (bientôt des lanières cuir). A chaque extrémité du joug, une barette verticale verrouille et sécurise l'ensemble.

Le timon du tombereau est également réalisé en chêne, taillé dans un montant/support de bat-flanc récupéré dans une démolition d'écurie.

Le tombereau (encore à l'état de prototype) est fabriqué à partir d'un chassis de remorque porte-motos (à essieu de 500kgs suspendu), dépouillé de tous ses organes électriques et sur lequel j'ai adapté un plancher et des côtés confectionnés avec de la volige en sapin. La caisse est fixe.

Le système de freinage est absent mais je dois rapidement doter le tombereau de cet organe de sécurité..... Pour l'instant nous travaillons à plat, tout va plutôt bien, mais sur des pentes ce serait moins facile à gérer sur le plan sécurité...

Le reculement doit être complété (il s'effectue aujourd'hui avec les colliers et le culeron, ce qui est un peu juste en charge et dans les pentes légères). Je pense adapter un système de ''ruson'' que l'on trouvait sur les gerbières, ces pièces métallique montées sur les brancards de la gerbière servaient, avec la barre de fesses, à retenir la charge. Ces ''rusons'' seraient montés sur la partie supérieure du timon pour ne pas blesser les ânes.
 

Aujourd'hui les ânes (onor -pyrénées GN du Berry -5 ans et boubou Croisement de pré - 4 ans) travaillent essentiellement à sortir le fumier d'une bergerie (environ 80 m3) et à le transporter à l'extérieur. J'ai une autre demande pour une chèvrerie plus grande (100m3 estimés).

Le chargement se fait à la main à trois personnes. 1m3 de fumier frais est transporté à chaque voyage sur environ 300m. Le vidage du tombereau se fait à l'aide de griffes. (Chargement 15mn - transport a/r 15mn - vidage 5mn). 3h matin, 2h a/m. si pas trop chaud, sinon pas l'a/m.

L'absence de basculement du tombereau n'est pas très pénalisante pour le voiturage du fumier. Néanmoins, il peut avoir son intérêt dans le cas du transport de sable, terre ou gravas...)

J'ai dans mes cartons une autre étude avec une remorque bagagère basculante... mais ceci est un autre projet pour la paire Grandou (avec un poil de Poitou 4 ans) et Basile (un peu plus de Poitou 3 ans), encore en éducation, parce que je vois bien mettre deux paires au joug en attelage à 4.

NB : le deuxième joug sera réalisé en acacia sur les conseils de mon ami ébéniste.

Les ânes ont également travaillé au joug à tirer des genêts arrachés à cheval pour les rassembler en tas (demande de particulier) et à sortir des branches de notre rivière locale, la Save (demande du syndicat de protection des berges)."



 Pour voir plus de photos cliquez ici

vendredi 9 mai 2014

stage du 22 avril 2014

 Le 22 avril 2014, s'est déroulée la dernière journée du cycle de printemps de la formation organisée par la FRCIVAM avec l'organisation bénévole de Betty.
Au programme , il y avait du débardage et du travail du sol avec des ânes menés au cordeau, aux longues rênes et en paire ou en file.
Les 8 stagiaires ont pu s'essayer sur tous les ateliers et même les moins convaincus(es) ont pu apprécier les travaux grandeur nature jusqu'au point d'en redemander pour l'automne avec des véritables chantiers sur plusieurs jours.
Pour voir les photos  cliquez ici

dimanche 27 avril 2014

stage attelages multiples

les stages se suivent et ne se ressemblent pas !
A chacun son lot d’inattendu et de surprise. Cette fois-ci c'est le cinéma qui s'est invité avec une équipe de tournage d'un documentaire pour la télévision (qui passera l'année prochaine). Si il n'a pas toujours été facile de concilier tournage et formation, le partenariat s'est bien passé, les uns enrichissant les autres et nos amis cinéastes ont eu une immersion totale dans le monde asin.
Pour ce qui est des différents ateliers, après avoir pris en main les ânes en paire et à quatre de front dans le parc, nous avons pu essayer ces mêmes paires sur un chantier de débardage grandeur nature à la base de loisir de la Minoterie à Uzerche. Un attelage à trois de front nous a permis de débarder des grosses grumes dans une prairie avec des obstacles (clôture électrique, ruisseau,...). Bien évidemment, nous avons attelé la limonière avec deux ânes et dans le même temps la voiture d’attelage avec trois ânesses (deux en paires et une en volée). Changer les ânes de pré, avec tout le ravitaillement (eau, abreuvoir, clôture électrique,....) a été réalisé avec un attelage à quatre à la limonière et sa remorque (beaucoup de ficelles dans les mains mais tout le monde s'en est bien tiré !).
Pour terminer le stage, nous avons passer le cultivateur dans un terrain déjà labouré en paire et en file.
Donc trois jours bien remplis avec beaucoup de découvertes, il faudra maintenant que tous les stagiaires puissent les mettre en pratique chez eux pour pouvoir en profiter pleinement.
Nous espérons voir bientôt ces images qui mettent en valeur les ânes à la télévision, en attendant pour voir quelques images vos pouvez cliquer ici ou

vendredi 18 avril 2014

stage de menage au cordeau, rédigé par Betty Marin, organisatrice bénévole de la FR CIVAM Limousin

Première journée de stage « menage au cordeau » : nous étions une dizaine de stagiaires venus nous essayer a cette technique fortement utilisée pour les travaux agricoles et forestiers, découverte pour certains en décembre dernier aux ânes du gite de Vernejoux.
En effet pour les paysans et futurs paysans que nous sommes, cette méthode a tout son intérêt car elle permet de mener à avec une seule guide et  libérer son autre main pour la manipulation des outils. (Voir article de janvier 2013 sur le sujet : http://formasine.blogspot.fr/2013/01/le-menage-au-cordeau.html ).

Une corde relie les deux branche du mors, sur le modèle d’une paire de rênes courtes, puis on lie à cette paire de rêne une ficelle plus ou moins longue appelée cordeau.
Le code a l’air simple, pour tourner à gauche on tend légèrement le cordeau, pour tourner à droite on exerce des petites secousses jusqu’à l’obtention du mouvement, pour s’arrêter on tient plus fermement le cordeau. Rappel des principes de base : un animal « en avant calme et droit » et on relâche dès que l’on a obtenu l’ordre souhaité.  Les codes du cordeau sont associés au positionnement du corps et à la voix. Bon, allons y !

Le maitre d’école c’est Vidocq. Comme le dit l’expression emprunté au bâtiment, il est tiré au cordeau : précis, fin, cet âne qui travaille régulièrement en débardage de bois est très maniable, il répond très facilement aux codes,  le cordeau parait très accessible aux « apprentis » que nous sommes.

Après ce démarrage en confiance, nous nous essayons à tour de rôle avec des ânes ayant moins de métier.  La chose parait moins aisée…  le positionnement du corps et surtout la voix doit prendre le relais pour obtenir le mouvement souhaité. L’imprécision de la main inexperte rend la tache plus difficile, et l’on prononce des « gauche, gauche, gauche », «  hiip », «  ho-ho là » très appuyés dans toute la prairie.  

Nous continuons à nous faire la main sur un exercice de slalom autour de cônes de chantier. D’autre part,  nous attelons aux ânes la tondeuse mécanique. Deux objectifs : réussir le slalom au cordeau et tondre la pelouse du parc droit.  Au début, on se rend compte que les changements de directions sur le slalom ne sont pas si évidents alors que sur la pelouse se dessinent très bien  les méandres amateurs d’un passage de tondeuse. On se rassure un peu en discutant  sur l’efficacité  de l’outil, et on oublie un peu le gymkhana de nos attelages.
Les gestes s’assurent, les ânes nous écoutent de mieux en mieux, la pelouse se tond, et les stagiaires se relâchent. Nous attelons deux ânes ensemble avec deux cordeaux pour « sentir » un peu plus, puis un cordeau unique pour mener la paire, et toujours avec, un peu plus de compréhension, on y arrive.

Finalement, cette technique du cordeau  ne s’improvise pas et demande un peu de tact. Nous aurons une seconde journée pour affiner nos sensations. Cette fois, il sera question de débardage de bois, travail agraire, associer la manipulation de l’outil et le travail au cordeau.
Pour voir quelques photos cliquez ici.


 A mardi prochain, donc le 22 avril !

Rédigé par Betty

samedi 15 février 2014

nouvelles sessions de formation en partenariat avec la FRCIVAM Limousin

Suite à la journée déjà réalisée à l'automne, nous proposons, en partenariat avec la FRCVAM Limousin deux sessions de formation sur chacune deux journées
Session 1 : ÉDUCATION DU JEUNE ÂNE :
       -     Mardi   11/03/2014 : éducation du jeune âne
      -     Lundi 17/03/2014 :  éducation du jeune âne

Session 2 : TECHNIQUE DE MENAGE AU CORDEAU :

      -     Mardi 08 /04/2014 : travail menage au cordeau

       -     Mardi 22/04/2014 : travail menage au cordeau
 Ces journées auront lieu à Vernéjoux, 19 140  Condat sur Ganaveix
 Les frais de formation peuvent être pris en charge par VIVEA. Pour tout renseignement et inscription vous pouvez contacter Betty MARIN  qui assure bénévolement l'organisation administrative de ces formations: marin.civamlimousin@orange.fr

mercredi 5 février 2014

chanttier de débardage à Uzerche

La ville d'Uzerche est propriétaire d'un bois  qu'elle met à disposition de la base de loisirs de la minoterie pour y accueillir sur des terrasses aménagées des groupes de campeurs. Ce bois est en pente très forte vers la vallée très encaissée de la Vézère.
Le but de la coupe est de nettoyer (enlèvement des chablis, réouverture des cheminements, éclaircie,..) et de mettre en sécurité ce bois qui est très fréquenté durant la saison touristique( d'où la nécessité de ne rien abîmer !). La coupe doit aussi être légère de façon à garder un couvert ombragé empêchant le développement des ronciers .Il s'agit donc d'enlever essentiellement des bois de petit volume en gardant si possible les essences nobles. Si le diamètre n'est pas très important la longueur de ces grumettes est souvent de plus de 10m, celles-ci ayant poussée dans un taillis très serré. Une autre difficulté est l'abattage car pratiquement toutes les grumes s'encrouent (restent perchées) et il est nécessaire de les tirer avec un âne pour le faire tomber. Due à la forte pente, la place dépôt est aussi très petite et nous oblige à évacuer les bois façonnés au fur et à mesure.
C'est donc un chantier où la traction animale asine à tout son sens.

Nous l’avons commencé la semaine dernière (entre les averses !) avec Vidocq mené au cordeau.
vous pouvez vois plus de photos en cliquant ici.

vendredi 15 novembre 2013

Débardage de branchage au Puy de Vichatel

Jean-Philippe Barbarin, le maître d’œuvre du chantier vous expliquerait cela mieux que moi : il s'agit pour le propriétaire (Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne) de ré-ouvrir des prairies "naturelles" au sommet du Puy de Vichatel pour deux raisons : augmenter le parcours des troupeaux de brebis et dégager la vue sur les volcans avoisinant car le site a aussi une vocation touristique.
Pour ce faire, une partie importante de taillis de noisetiers, bouleaux, sureaux et autres essences forestières a été coupé sur la pente sud. Cette pente avoisine les 30° voir plus par endroits et les agents du parc ne trouvaient pas de solutions pour évacuer les rémanents ( petits troncs coupés en courtes longueurs et branchages). Lors de la coupe, ils les ont mis en tas de quelques m3. Ce sont ces tas qu'il fallait enlever pour les mettre dans la pente boisée au nord. La mécanisation n'était pas possible car les sols sont très fragiles, la pouzzolane étant à dix centimètres et le chemin d'accès est impraticable dans la dernière pente. 
Bien sûr, la difficulté majeure a été la pente, l’enchevêtrement des bois dans les tas et la disparité de leurs longueurs en a été une autre sans oublier les nombreuses souches (normal en forêt me direz-vous !) qui jalonnent le parcours de la remontée. Enfin la météo hivernale avec un vent "à décorner les bœufs" et un terrain humide et glissant n'a pas aidé non plus ! Cela nous a obligé à travailler avec plusieurs outils: la traîne directe, la limonière servant d'avant-train, le traîneau et la remorque quand les tas lui étaient accessibles.

Heureusement que nous avions préparé cette prestation avec un stage de débardage dans les pentes en août !

Nos petits ânes normands (Rodéo, Simay et Rabolliot) ont uni leurs efforts avec ceux de Jean-Philippe (Alice et Saturnin) pour remonter en deux jours environ 30m3 de bois. vous pouvez voir les photos qu'a prises la compagne de Jean-Philippe en cliquant ici.
place de dépôt en pente !
Saturnin au traîneau