formation traction animale asine

Nous avons arrêté le calendrier des formations pour le premier trimestre 2017. Cinq stages sont au programme, vous pouvez les retrouver en cliquant ici



Pour toute formation de traction asine à la demande n'hésitez pas à nous contacter : formasine@gmail.com
06 32 23 61 94


lundi 27 juin 2011

Fericy, le 11 septembre

 Michel et Monica BRUN nous font part de la manifestation asine et équine (chevaux de trait) qui     se  déroulera le dimanche 11septembre en Seine et   Marne à Fericy (77 133).

Pour avoir plus de renseignements, et surtout si vous voulez y participer avec vos ânes et mulets, vous pouvez les contacter :
L'Ânerie Bacotte: anerie.bacotte@gmail.com
Bois le Roi
Seine et Marne 77
Ile de France
Michel & Monika BRUN
tel: 06.03.32.38.66
ils vous fourniront les bulletins d'inscriptions ainsi que les toutes les informations utiles. voir affiche ci-dessous.


vendredi 17 juin 2011

Salon de la traction animale à Montmorillon

Le lycée agricole de Montmorillon organise les 1er et 2 octobre 2011 son 4ème Salon de la Traction Animale, toujours selon la même logique, développement durable, des matériels, des hommes et des chevaux.

Avec cette année une nouveauté : la traction bovine est invitée d’honneur mais il y aura aussi des ânes, des mules et mulets : des baudets du Poitou et d'autres en présentation et démonstration.
Réservez dès maintenant ces dates
Pour tous renseignement : 05 49 91 97 20

jeudi 9 juin 2011

attelage en simple ou en paire ?

La productivité d’un animal de trait peut être quantifiée par deux paramètres, le temps journalier de travail et la distance parcourue lors de ce même travail. Connaissant l’utilisation de l’outil ou du véhicule et ces deux paramètres, nous pouvons évaluer les surfaces travaillées pour le sol et les différents paramètres du trajet pour le transport (vitesse, distance et temps entre les arrêts,….)

Dans toute activité de traction animale se pose le problème de l’adéquation entre la force de traction et le travail proposé dans le respect du bien être animal. Cela signifie qu’il faut dimensionner son attelage pour la tâche requise. Pour les équidés, le choix se situe souvent entre attelé en simple ou avec un attelage multiple.

Le but de cet article est de montrer la différence entre un attelage multiple et le fonctionnement de deux attelages en simple.

Pour comprendre la différence, il faut remonter aux fondamentaux physiques de la traction animale :
Cette synthèse se base entre autre sur les travaux de Eric Vall (CIRAD) qui a mesuré les capacités de travail des chevaux et des ânes selon un protocole expérimental scientifique.

La figure 1 nous montre la distance parcourue lors des essais en fonction de la force de traction. Celle-ci est exprimée en pourcentage du poids vif de l’animal (kgf). Cette distance varie linéairement pour devenir insignifiante lorsque la force de traction atteint 25% du poids vif de l’animal de traction. Pour une force de traction inférieure à 5% du poids vif, la distance parcourue est proportionnelle à la durée de l’exercice et n’est pas limitée par l’effort.
                        Lm= a + b F entre 10 et 25 % du poids vif.

 
Figure 1 : évolution de la distance parcourue en fonction de la force de traction exprimée en % du poids vif.

Calcul de l’optimum de travail fourni en fonction de la charge.
Le travail fourni est égal à  W=k x F x L
Soit  W= k (a F + b F²)

Cette courbe du second degré (figure 1) a un maximum vers une force de traction égale à 13% du poids vif. En deçà, le facteur limitant est la durée de l’exercice, au delà, le facteur limitant devient la charge.

Pour respecter  le bien être animal, il faut absolument se trouver dans cette zone de 10 à 15% du poids vif. Au delà, les durées de travail et les distances parcourues diminuent fortement.

La durée et la vitesse de travail suivent la même loi. Elles décroissent avec la charge. Figure 2

Figure 2 : durée de travail en minutes en fonction de la force exprimée en % du poids vif.

Ici encore, si l’on veut des plages de travail suffisamment longues, il faut rester dans des charges n’excédant pas les 15% du poids vif.

Pour la vitesse, elle diminue de 5% entre 10 et 15% du poids vif pour descendre à moins 30% à 25% du poids vif.

Cas concret de sarclage avec des ânes :

L’outil utilisé est une sarcleuse de fabrication EBRA, plus connue pour les semoirs.
François Chauchet - Les Grès - RN 23 à 49170 Saint-Martin du Fouilloux–  www.ebra-semoir.fr


cette sarcleuse est équipée de trois à cinq dents dont les écartements sont réglables, voir photo en fin de page.
Les essais ont eu lieu en terrain très argileux après labour profond de 30 cm.

L’effort pour tracté l’outil à vide est de 50 N.
Avec une profondeur de travail de 10cm, l’effort avec l’outil équipé de trois dents est 450N et équipé de 5 dents de 750 N. Les largeurs de travail sont respectivement de 30 et 55 cm. Ces forces de traction ont été mesurées avec un dynamomètre électronique.

Les essais ont eu lieu avec des ânes normands seuls ou en file. Ces ânes ont un poids moyen de 240 kg. Lorsqu’il sont attelés en file, la traction est transmise par une balance de collier (décrit par l’association Hippotèse, page 22  HIPPOBULLE nº 24 ) qui assure une efficacité de traction.
Les rangs font 70 m de longueur.

Le tableau ci dessous donne les conditions et les résultats obtenus.


nombre de dents
force nécessaire N
nombre d'ânes
poids vif attelage
Force en % PV
vitesse du travail
durée travail h
durée en ligne
surface sarcléé ha
3
450
1
240
18,75%
3,6
3
2,25
0,24
3
450
2 en simple
240
18,75%
3,6
6
4,50
0,49
3
450
2
480
9,38%
4
6,5
4,88
0,59
5
750
1
240
31,25%
3
0,25
0,19
0,02
5
750
2
480
15,63%
3,7
4,5
3,38
0,37










La durée en ligne correspond au travail en ligne réel c’est à dire en soustrayant les pertes de temps dues au changement de rang. Plus les rangs sont longs moins il y a de temps de perdu.

La conclusion est que la productivité est meilleure de 20 % avec un attelage multiple qu’avec deux attelages en simple utilisés successivement pour des coûts main d’œuvre et d’entretien des animaux équivalents. Ceci va aussi de pair avec le bien être animal (force de  traction inférieure à 13% du poids vif) , élément incontournable pour la mise au travail d’animaux de traction dans le contexte du développement durable.

lundi 30 mai 2011

la traction asine, une chance pour les pays en voie développement

la traction asine dans le monde
Dans un ouvrage récent, Philippe Lloste, Michel Havard et Eric Vall dressent un panorama de la traction animale dans le monde au début du 21éme siècle (La traction animale, coll agricultures tropicales en poche voir référence en bas du blog). Les données explicitées ici sont tirées de cet ouvrage.
La typologie de l’utilisation de la traction animale est la suivante :
·        Les pays industrialisés qui ont pratiquement abandonné la traction animale sauf pour quelques utilisations spécifiques
·        Les pays en voie de développement où la traction animale est bien implantée mais où le remplacement par des tracteurs est d’actualité
·       Les pays pauvres où la traction animale offre une véritable chance de développement
Il faut avoir à l’esprit que sur les 1,3 milliard d'exploitations agricoles que compte le monde entier, 846 millions utilisent uniquement l’énergie manuelle, 423 millions la traction animale et seulement 30 millions ont accès à l’énergie mécanique. On voit nettement que ces chiffres laissent une bonne marge de progression pour l’utilisation de la traction animale.
Les espèces utilisées sont majoritairement des bovins (301 millions), suivis par les équidés (114 millions à part quasi équivalente entre les chevaux et « ânes et mulets »).
Dans ces pays en voie de développement, 52% des terres sont cultivées avec des animaux pour 22% avec des tracteurs et 26 % avec de l’énergie manuelle.
Quel est l’intérêt de la traction animale :
  • Dimensionnement adapté aux petites exploitations
  • Amélioration de productivité par exploitant (passage de 1à 5 avec la traction animale par rapport à l’énergie humaine)
  • Diminution de la pénibilité du travail et libération de temps
  • Possibilité de diversification des cultures et des activités
  • Rôle économique important en
    • Contribuant à la réduction de la pauvreté
    • Améliorant la sécurité alimentaire (plus de surface par exploitant)
    • Constituant une épargne vivante sur pied.
Comment s’opère le choix des espèces en traction animale et pourquoi, particulièrement des ânes ou des mulets ?
Le choix s’opère en fonctions de différents critères :
  • La disponibilité des animaux, existence d'élevage
  • Le contexte sanitaire de la zone, il faut une espèce résistante
  • Les moyens financiers d’investissement
  • Le contexte culturel
  • La nature des travaux à faire
Les ânes sont bien adaptés aux travaux légers. Il sont peu coûteux à l’achat par rapport aux bovins et aux chevaux. Ils résistent bien aux climats chauds, mais moins en zone humide à cause de la trypanosomiase (maladie parasitaire mettant en cause des trypanosomes ( microorganismes unicellulaires) véhiculée par les piqûres d’insectes).
Leur rusticité et leur aptitude à se contenter de fourrages pauvres en font des animaux de choix dans des zones arides et limite les surfaces affectées à l’alimentation animale.
Ils sont polyvalents et peuvent être utilisés au bât ; à la charrette, aux travaux agricoles légers ainsi que montés.
Une autre de leur qualité est d’être familiers avec l’homme, d’où en découle une éducation assez facile maîtrisée par le propriétaire.
Enfin, une caractéristique essentielle qui rejoint les aspects économiques et sociaux est leur extraordinaire longévité si ils sont bien utilisés. De plus, contrairement aux autres animaux de trait, l’âne est rarement dérobé à son propriètaire, car peu mangé.
Les mulets, quant à eux, combinent les qualités de rusticité et de sobriété de l’âne avec la force et l’a vitesse du cheval. Bien que plus chers à l’achat ils sont aussi très prisés.
La répartition géographique des ânes et mulets au travail (hors applications militaires) dans le monde est la suivante (pour un total de 56 millions):
  • Asie : 23 millions
  • Amérique latine : 7 millions
  • Afrique : 17 millions
  • Autres : 9 millions

lundi 23 mai 2011

de la lecture, ...sur le travail des ânes ....

http://www.cd3wd.com/cd3wd_40/LSTOCK/001/agrodoks/35-f-2004_screen.pdf
Le lien ci-dessus est vers un livre entier de 90 pages consacré au travail des ânes. L'auteur Luurt Oudman est un ingénieur agronome, professeur d'agronomie à Nairobi, qui a beaucoup exercé au Keynia. Cet ouvrage récent de 2002 est une synthèse de ses travaux.
A consulter sans modération.

mercredi 18 mai 2011

bilan qualitatif et quantitatif des quatre formations

BILAN DES QUATRE SESSIONS DE FORMATION

Toutes les sessions ont été réalisées en partenariat entre l’IFCE et l’INAM avec un apport en terme de matériel et d’animaux d’éleveurs individuels. Les formations ont été financées par l’INAM suivant une convention annuelle avec l’IFCE, ce dernier étant le maître d’œuvre.
Les terrains d’exercice (véritables chantiers) ont été mis à disposition gracieusement par Jacques Gounet à qui nous adressons un grand merci. Il a aussi été le maître de cérémonie et l’intendant pour la logistique.

BILAN QUANTITATIF :
Quatre formations de deux jours ont eu lieu :
            Du 3 au 5 novembre 2010 : travaux en vue du maraîchage, initiation, durée 16 heures
            Du 15 au 17 mars 2011 : travaux de débardage et d’entretien d’espace, durée 16 heures
            Du 29 au 31 mars 2011 : travaux en vue du maraîchage, préparation de sol nu, durée 16 heures
            Du 12 au 14 avril 2011 : travaux en vue du maraîchage, travaux sur rang, durée 16 heures

Toutes les sessions ont fait le plein avec 8 stagiaires, soit 64 journées stagiaires.
Le nombre de stagiaires (individus) formés a été de 26. Leur appartenance aux structures de l’INAM est la suivante :
            FNAM : 23 sessions 72%, 13 pour l’AN 41%, 8 pour l’APY 25%, 1 pour l’ACO 3%, 1 pour l’APRO 3%
            FNAR : 4 sessions 12% (25% adhérents aussi à une ANRA)
            SPLAB : 2 sessions 6% (100% adhérents aussi à des ANRA)
            Autres (non adhérents INAM dont 1 IFCE) : 3 sessions 9%

Le statut des stagiaires
            Retraités : 5 stagiaires
            Actifs agricoles (ATP, ATS ou salariés) : 13 stagiaires dont 3 en maraîchage
            Fonctionnaires : 3 stagiaires dont 1 IFCE
            Artisans, indépendants : 5 stagiaires

Le nombre d’ânes utilisés :
            1ère session : 1 APY, 1 APRO, 3 AN
            2ème session: 1 APY, 1 APRO, 6 AN
            3ème session: 1 APY, 1 APRO, 6 AN
            4ème session: 1 APY, 1 APRO, 4 AN

le materiel:
            les différents harnais de traîne à collier :collier Europe Est, collier français et nordiques
            trois traîneaux (Dont 2 développés par l’INAM)
            une charrette à stère
            les outils agraires
3 portes outils de fabrications différentes (Dont un développé par l’INAM, un PROMMATA, un NOUZON)
3 charrues à versoir (1 INAM, 2 EBRA)
2 buttoirs
2 herses tirées à 1 et 2 éléments
1 herse tractée
3 canadiens et bineuses
                        1 billonneuse
 BILAN QUALITATIF résumé des phases de restitution :
Après analyse des restitutions,
Les stagiaires ont particulièrement appréciés :
            La variété des animaux,  taille, comportement, âge, niveau de dressage, races, attelage différents (simple, paire, file, menage aux guides et au cordeau)…
            La variété des outils (différents fabricants, différentes utilisations,…) avec les avantages et inconvénients de chacun.
            La préparation des terrains et des animaux
            L’accueil et l’organisation ( après une mise en route plus difficile au premier stage)
            Un apport théorique en relation avec le travail sur le terrain et la documentation afférente.
            Une méthode pédagogique adaptée qui permet à chacun de se sentir à l’aise. Certains stagiaires étaient anxieux  (peur de ne pas être au niveau, de ralentir le groupe, ..) avant la formation. La multiplicité des ateliers et des animaux ainsi que le travail en binôme ont permis que chacun se positionne dans le groupe et puisse progresser à son rythme. 
            L’assurance prise lors des séances qui permet de se lancer avec moins d’appréhension en rentrant chez soi.

Les stagiaires ont regretté
            Pour certaines sessions, le temps qui ne permettait pas de voir le travail des outils
            Pour certains, la durée trop courte qui nécessite beaucoup d’apprentissage en peu de temps, notamment sur la session de débardage où il faut apprendre à mener dans un milieu inconnu.
            Pour certains que le stage ne soit évalué individuellement (ref les référentiels)
           
Certains stagiaires n’ont pas vu l’intérêt de la méthode de progression et ne se sont pas remis en cause.

Les stagiaires qui venaient pour découvrir la traction asine ont été surpris par les capacités des ânes (notamment au débardage).

Note du formateur :
Tous les stagiaires ont eu la possibilité de progresser et le niveau des plus assidus a fortement évolué tout au cours des formations. Les séquences sur le terrain ont été vivantes (bien que fatigantes pour certains !) et les séances en salles ont été studieuses et animées.
           
Perspectives :
Suite à la parution dans les cahiers de l’âne, l’information des structures et le bouche à oreille, nous avons plusieurs demandes de formation pour l’automne. Il appartient à l’INAM de décider de la marche à suivre.
D’autres demandes se font jour, notamment sur l’utilisation bâtée.

dimanche 8 mai 2011

le nouveau catalogue Cab'âne

Pour votre information le nouveau Catalogue Cab'âne est paru.
La nouveauté : il est "vert" (voir l'édito) dans tous les sens, d'abord la couleur mais aussi la facture avec du papier issu de forêts certifiées durables et une imprimerie labellisée imprim'vert (réduction de l'impact sur l'environnnement).
L'autre nouveauté pour la traction asine : p18 et 19, on peut y trouver les outils fabriqués par Fred. Cela élargit la gamme d'outils présents sur le marché et spécifiques pour les ânes.
vous le trouverez sur le site http://www.cab-ane.fr/ et pourrez ainsi comparer avec les autres fabricants dont PROMMATA à http://www.prommata.org/
bonne lecture et n'hésitez à faire part de vos commentaires pour les amis.